Ce que Laura a vu…

Ça faisait tellement longtemps qu’on cherchait, que lorsque Laura m’a envoyé son texte, deux jours avant le concert à De l’Autre Côté du Pont, j’ai eu deux réactions simultanées : j’ai trouvé ça génial et absolument évident.

Génial, parce que tout y était : l’amour, la passion, la chair qui s’embrase, la trahison, la perte, le manque, la colère, la haine, la folie et la rédemption — tout ce qui traverse nos adaptations des B.O. du cinéma indien et fait un bon Bollywood. Génial, aussi, parce que les personnages de la trame narrative sont en partie ceux du roman d’Arundhati Roy « Le Ministère du Bonheur Suprême » qui nous a tant retourné la cervelle l’année dernière. En terme d’inspiration, on ne pouvait pas faire plus personnel.

Évident, parce que la fluidité avec laquelle la narration se glisse et traverse nos chansons indique de manière certaine que cette histoire a toujours été là, de tout temps ; qu’elle avait mûri en nous ; et qu’elle n’attendait qu’un certain agencement de notre setlist pour nous sauter aux yeux. Laura a su voir. Évidemment.

Voici donc la nouvelle direction que prend notre Bollywood Project : celle d’un Ciné-concert sans projection, sans écran, sans censure, mais dont l’histoire est ponctuée par les B.O. des plus grands films populaires indiens.

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@Babel 2018